
Depuis 2011, la Fédération des Chasseurs des Landes (FDC40) mène une action exemplaire pour sauvegarder deux races bovines emblématiques et menacées d’extinction : la vache Marine Landaise et la Béarnaise. Ces initiatives visent à conjuguer la préservation de la biodiversité avec le retour à des pratiques historiques de gestion des milieux naturels, en réduisant l’utilisation d’outils mécaniques
Vaches marines: une histoire enracinée dans les traditions landaises

Les vaches Marines, appelées également vaches de marais, vivaient autrefois à l’état sauvage le long des littoraux aquitains, dans les dunes, marais et forêts. Leur capture pour les courses landaises est une tradition qui a marqué l’identité culturelle de la région.
Cependant, à partir du XIXe siècle, ces bovins furent chassés pour protéger les plantations de pins maritimes, conduisant à leur extinction dans les années 1940-1950.
Un programme de réintroduction ambitieux
En partenariat avec le Conservatoire des Races d’Aquitaine et la Réserve Naturelle Nationale de l’Étang de Cousseau, la FDC40 a réintroduit ces bovins adaptés aux zones humides sur neuf sites du département. Sous la supervision de Denis Lanusse, technicien de la FDC40, ce programme a permis d’augmenter un cheptel critique qui comptait moins de 30 individus, tout en relançant la diversité génétique. Aujourd’hui, près de 80 têtes de Marine Landaise et 20 de Béarnaise pâturent dans ces espaces naturels protégés



Une gestion exemplaire des zones humides
Gestionnaire de 30 sites naturels dans les Landes, la FDC40 applique des pratiques de pâturage extensif grâce à ces races adaptées aux milieux humides. Ces actions, soutenues par l’Agence de l’eau Adour-Garonne, la Région Nouvelle-Aquitaine et le Département des Landes, illustrent l’importance d’une gestion écologique et durable. En préservant ces races locales, la Fédération participe activement à la protection de la biodiversité et au maintien des écosystèmes singuliers de la Gascogne.
Pour une gestion responsable et durable des territoires
La sauvegarde des vaches Marines et Béarnaises ne se limite pas à leur survie : elle renforce également l’identité génétique, paysagère et culturelle de la région. Ces efforts témoignent de l’engagement des chasseurs landais pour une gestion responsable et durable des territoires.

L’éco-pâturage : une gestion naturelle des zones humides
Les vaches Marines et Béarnaises, parfaitement adaptées aux milieux humides, jouent un rôle clé dans la préservation des écosystèmes des Landes grâce à l’éco-pâturage. Cette pratique consiste à utiliser le comportement naturel de ces bovins pour entretenir les espaces naturels de manière durable et respectueuse de l’environnement.
Des alliées pour la biodiversité
En pâturant sur les marais, prairies humides et zones boisées, ces races locales contribuent à limiter l’embroussaillement et à maintenir la diversité des habitats. Leur présence favorise l’équilibre entre les végétaux, permettant ainsi à une multitude d’espèces animales et végétales de prospérer.
Des bienfaits écologiques multiples
- Réduction des outils mécaniques : Grâce à leur intervention naturelle, le recours aux engins mécaniques est considérablement réduit, diminuant ainsi l’impact environnemental et les perturbations sur la faune.
- Amélioration des sols : Le piétinement modéré des vaches aide à régénérer les sols et favorise l’infiltration de l’eau, essentiel pour la résilience des zones humides.
- Maintien des paysages ouverts : Elles participent au maintien des paysages caractéristiques des Landes, tout en préservant leur richesse écologique.
Un modèle de gestion durable
En valorisant ces races locales à travers l’éco-pâturage, la FDC40 démontre qu’il est possible de concilier conservation de la biodiversité et pratiques agricoles traditionnelles. Ces actions renforcent non seulement la résilience des écosystèmes, mais elles s’inscrivent également dans une démarche de sauvegarde du patrimoine génétique et culturel de la région.










































































