L’influenza aviaire circule régulièrement en Europe chez les oiseaux migrateurs, notamment à l’automne et en hiver. Cette maladie virale, dite « hautement pathogène » (IAHP), touche principalement les oiseaux sauvages et domestiques.
Une situation suivie de près dans les Landes
Depuis plusieurs semaines, plus d’une centaine de grues cendrées porteuses du virus ont été retrouvées mortes à proximité du lac d’Arjuzanx et dans quelques autres communes situées sur le couloir migratoire de la faune sauvage. Ce secteur, reconnu comme un important site d’hivernage, accueille chaque année plusieurs milliers de grues en halte migratoire.
Les services de l’État, en lien étroit avec l’Office français de la biodiversité (OFB), les laboratoires vétérinaires départementaux et les acteurs de la filière avicole, assurent un suivi constant de la situation. Le niveau de risque d’introduction du virus est actuellement fixé à « élevé » sur l’ensemble du territoire national depuis le 22 octobre dernier.
Une vigilance collective sur le terrain
Partenaires historiques des services de l’État, les chasseurs jouent un rôle essentiel dans la surveillance sanitaire de la faune sauvage. Leur présence quotidienne sur le terrain, leur connaissance des milieux naturels et leur capacité à observer les comportements inhabituels de la faune en font des sentinelles précieuses.
La Fédération Départementale des Chasseurs des Landes participe activement à cette mission à travers le Réseau SAGIR, un dispositif national co-piloté par l’OFB et la Fédération Nationale des Chasseurs. Ce réseau assure la collecte et l’analyse des mortalités suspectes d’oiseaux ou de mammifères sauvages, afin de détecter précocement les maladies émergentes comme l’influenza aviaire.
Les signalements réalisés par les chasseurs contribuent directement à cette veille sanitaire. Chaque oiseau trouvé mort ou présentant des symptômes fait l’objet d’une transmission d’informations vers les services compétents, permettant une réaction rapide et coordonnée.
Consignes sanitaires
Le virus de l’influenza aviaire se transmet très rarement à l’être humain par la consommation de viande, d’œufs ou de foie gras. Toutefois, certaines précautions sont indispensables pour éviter toute diffusion :
- Ne jamais toucher ni déplacer un oiseau mort ou présentant des symptômes ;
- En cas de découverte d’un oiseau suspect ou mort récemment (et non consommé), prévenir immédiatement le service départemental de l’Office Français de la Biodiversité (OFB) des Landes.
Symptômes observables chez les oiseaux
Les signes cliniques pouvant alerter sont :
- toux, éternuements, écoulements nasaux ou difficultés respiratoires ;
- troubles neurologiques (tremblements, perte de coordination, déséquilibre) ;
- diarrhée, léthargie, perte d’énergie ou comportement amorphe ;
- enflure de la tête, du cou ou des yeux.
Un travail collectif et durable
Les épisodes précédents ont permis de renforcer la coopération entre les services vétérinaires, la filière avicole, les collectivités locales et les chasseurs. Aujourd’hui, cette collaboration garantit une meilleure réactivité et une meilleure connaissance du terrain.
La Fédération des Chasseurs des Landes reste pleinement mobilisée aux côtés de ses partenaires pour contribuer à la surveillance de la faune sauvage, au service de la santé animale, de la préservation de la biodiversité et de la sécurité sanitaire des élevages.
La FDC40 a activement diffusé des messages clés auprès de la communauté de chasseurs via ses réseaux sociaux, notamment des conseils sur la manière dont chacun peut contribuer à limiter la propagation de la grippe aviaire.
Les chasseurs fréquentent régulièrement les zones humides et autres espaces partagés avec la sauvagine — les espèces les plus susceptibles d’être porteuses de l’IAHP — et jouent ainsi un rôle essentiel dans la détection précoce.
La présence quotidienne des chasseurs sur le terrain constitue un atout précieux pour l’alerte précoce, contribuant à la protection de la biodiversité et au maintien de populations d’oiseaux en bonne santé.
Fermetures temporaires de zones humides : une mesure de prévention mise en œuvre par la FDC40
Lorsque la situation sanitaire l’exige, la Fédération peut aller plus loin en prenant des mesures de gestion exceptionnelles, telles que la fermeture temporaire de certains sites sensibles. C’est ce qu’elle a fait récemment afin de prévenir tout risque de propagation du virus.
Dans un souci de responsabilité, la FDC40 a ainsi décidé de fermer l’accès à deux zones humides particulièrement fréquentées par l’avifaune : la Barthe de “La Plaine” à Pontonx-sur-l’Adour et la zone humide de Saint-Martin-de-Seignanx.
Ces deux sites, gérés par la Fédération, abritent une grande diversité d’oiseaux d’eau et constituent des refuges majeurs pour de nombreuses espèces migratrices et protégées.
La Barthe de “La Plaine”, vaste zone humide en bordure de l’Adour, est reconnue pour sa richesse écologique et pour les actions de restauration d’habitats menées par la Fédération.
À Saint-Martin-de-Seignanx, au cœur du marais de l’Adour, la zone humide accueille également un large éventail d’espèces sensibles et sert de lieu d’observation privilégié pour le public.













































































