L’oiseau oublié : entretien avec Régis Hargues, directeur de la FDC40

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ortolan regis hargues

Un film événement présenté lors de l’Assemblée Générale des chasseurs des Landes

À l’occasion de l’Assemblée Générale de la Fédération Départementale des Chasseurs des Landes, qui se tiendra le samedi 12 avril 2025 aux arènes de Pontonx-sur-l’Adour, un film inédit sera dévoilé : L’oiseau oublié, documentaire réalisé par Nicolas Fay

Dans une interview accordée à “Ici Gascogne” le 9 avril, Régis Hargues, directeur de la FDC40, revient sur la genèse de ce projet audiovisuel porteur de mémoire. Le film retrace l’histoire d’une chasse aujourd’hui disparue du paysage landais : la chasse traditionnelle à l’ortolan, arrêtée depuis 2016.

L’ortolan, symbole d’une tradition landaise

À travers des témoignages intimes et des images soignées, le film donne la parole à celles et ceux qui ont vécu cette chasse de l’intérieur. Il met en lumière le lien profond entre l’ortolan, un oiseau de seulement 20 grammes, et l’identité culturelle du département des Landes.

Mais L’oiseau oublié évoque aussi la fin d’un combat. Celui des chasseurs, confrontés à une opposition médiatisée, incarnée notamment par Alain Bougrain-Dubourg, président de la Ligue de Protection des Oiseaux, dont les actions contre les “matoles” ont contribué à l’interdiction de cette pratique.

« Alain Bougrain-Dubourg est un maître en communication. Mais nous, les chasseurs, regrettons l’absence de ces grandes associations sur les véritables enjeux : la préservation des habitats, les effets des pratiques agricoles, les causes profondes du déclin de la biodiversité », souligne le directeur de la FDC40.

Une volonté de transmission

Si la première projection aura lieu devant les chasseurs landais réunis en assemblée, la Fédération ne souhaite pas en rester là. L’objectif est de diffuser ce film au-delà du monde cynégétique : dans les salles de cinéma, mais aussi dans les écoles, afin de transmettre une page de l’histoire locale aux jeunes générations.

« Pour nous, il y avait un devoir de mémoire. Ce film, on le voit comme un cadeau pour les Landaises et les Landais, pour tous ceux qui ont connu cette tradition et ce qu’elle représentait »

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