Entre Parentis-en-Born et Biscarrosse, la Fédération des Chasseurs des Landes poursuit son travail de terrain après l’incendie qui a touché le massif forestier. Points d’eau pour la faune sauvage, observations de la biodiversité et suivi de la régénération végétale : plusieurs dispositifs sont désormais en place pour mesurer, dans la durée, la capacité de la forêt landaise à se régénérer.
Un suivi de terrain pour mesurer les effets de l’incendie
Quelques jours seulement après le passage du feu, les équipes de la Fédération des Chasseurs des Landes se sont rendues sur la zone sinistrée afin d’établir un premier diagnostic et de préparer différents suivis écologiques.
L’objectif est simple : observer plutôt que supposer, et disposer de données précises pour comprendre comment la faune et la flore réagissent après un incendie.
Car si les conséquences immédiates d’un feu sont visibles, l’évolution du milieu dans les semaines, les mois et les années qui suivent mérite également d’être documentée.
Les premiers constats montrent déjà que, malgré l’ampleur des dégâts, la vie n’a pas disparu de la zone brûlée.
Des points d’eau pour accompagner la faune sauvage

Après un incendie, l’accès à l’eau peut constituer un enjeu important pour la faune sauvage.
Grâce à la mobilisation des bénévoles des ACCA de Parentis-en-Born et de Biscarrosse, près de 50 points d’eau temporaires ont ainsi été installés à des endroits stratégiques du massif.
Ces dispositifs ont été pensés pour répondre aux besoins de la faune tout en limitant les risques pour les petits animaux. Des morceaux de bois sont notamment placés dans les bacs afin de permettre aux reptiles et aux insectes de ressortir facilement s’ils tombent dans l’eau.
La FDC 40 a procédé au géoréférencement de l’ensemble de ces points d’eau, afin de pouvoir assurer leur suivi et leur approvisionnement.
Cette intervention ponctuelle s’inscrit dans une démarche plus ancienne. Depuis les années 1990, la Fédération des Chasseurs des Landes participe à l’aménagement et au maintien de points d’eau naturels sur le massif.
Ces aménagements montrent aujourd’hui toute leur utilité : les traces relevées autour de certains points d’eau témoignent déjà de leur fréquentation par la faune sauvage.


La faune sauvage fait elle aussi l’objet d’un suivi scientifique
Pour mesurer objectivement l’impact de l’incendie sur les populations animales, la FDC 40 s’appuie également sur ses protocoles de suivi habituels.
La zone touchée par le feu correspond notamment à un circuit historique d’Indice Kilométrique Nocturne (IKN) suivi par la Fédération.
Des comptages nocturnes pourront ainsi être réalisés afin d’observer les espèces présentes et d’évaluer leur évolution au fil du temps.
Cerfs, chevreuils, sangliers, lièvres, renards et autres espèces pourront notamment être pris en compte lors de ces observations.
Voir l’article sur les suivis de la faune sauvage après les incendies
Une première observation encourageante : la vie est déjà présente
Lors des premières sorties de terrain, les équipes de la FDC 40 ont pu constater que la zone brûlée n’était pas devenue un espace dépourvu de vie.
De nombreux oiseaux ont notamment été observés : grive draine, pigeon ramier, tarier des prés, mésange bleue, tourterelle des bois, étourneau sansonnet, corneille noire ou encore bergeronnette grise.
La grande faune est également toujours présente.
Des chevreuils ont notamment été observés sur le secteur, avec une scène particulièrement marquante en pleine période de rut : un brocard et une chevrette ont été vus au cœur de la zone brûlée.















































































