Incendie à Biscarrosse : que nous disent les premiers suivis de la faune sauvage ?

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Incendie à Biscarrosse : premiers résultats du suivi de la faune sauvage

Zone brûlée de Biscarrosse : place aux données chiffrées

Alors que nos équipes et nos bénévoles sont encore pleinement engagés sur le front de Luglon, la Fédération des Chasseurs des Landes assure déjà les suivis biologiques des zones touchées à Biscarrosse.


Face à l’émotion légitime suscitée par ces incendies, la FDC 40 fait le choix de l’observation, de la mesure et du temps long. L’objectif est simple : disposer de données fiables pour comprendre l’évolution du milieu et accompagner au mieux sa régénération.

Des données concrètes et comparables

Pour mesurer l’évolution des populations animales après l’incendie, les techniciens de la Fédération ont réalisé un Indice Kilométrique Nocturne (IKN) consacré à la grande faune.

 

SUIVI COMPTAGE

L’intérêt de ce protocole est majeur : le parcours de 19 kilomètres, entièrement situé dans la zone incendiée, est celui qui était déjà suivi par la Fédération depuis de nombreuses années.

Il est donc possible de comparer les observations réalisées avant et après l’incendie, puis de poursuivre ce suivi dans le temps : à un an, deux ans, trois ans et au-delà.

Cette série historique constitue un véritable point de référence pour comprendre les évolutions de la faune sauvage sur le massif forestier de Biscarrosse.

Le résultat n’est pas si surprenant : les données ne montrent aucune baisse significative de la présence de la grande faune, affichant même des indices légèrement supérieurs à la normale.

La faune sauvage montre déjà des signes de retour

Au cours du parcours nocturne, plusieurs espèces ont déjà été observées dans les secteurs incendiés, notamment des chevreuils et des lièvres, témoignant d’un retour rapide de la faune sur certains espaces.

Les techniciens ont également constaté la présence de nombreuses repousses végétales.

Ces premiers signes sont encourageants : la végétation reprend progressivement ses droits et fournit déjà de nouvelles ressources alimentaires à certaines espèces.

La capacité de déplacement de la faune sauvage lui permet ainsi de rechercher rapidement les conditions les plus favorables après un événement aussi brutal qu’un incendie.

Une cinquantaine de points d’eau installés par l’ACCA de Biscarrosse

En complément des suivis scientifiques menés par la Fédération, l’ACCA de Biscarrosse s’est mobilisée pour accompagner la faune sauvage pendant cette période particulière.

La société de chasse locale a ainsi installé une cinquantaine de points d’eau sur le territoire, dont plus d’une vingtaine directement dans la zone incendiée.

Ces aménagements viennent compléter les points d’eau déjà présents afin de faciliter l’accès à cette ressource essentielle et de favoriser le retour progressif de la faune dans les secteurs touchés.

Cette mobilisation locale illustre également le rôle concret que peuvent jouer les chasseurs et les structures cynégétiques dans la connaissance et la gestion des territoires.

Comprendre sans polémiquer

Il ne s’agit évidemment pas de minimiser l’impact dramatique du feu ni de nier la souffrance des milieux naturels. Mais face aux annonces anxiogènes, la science des populations nous rappelle une réalité : dotée d’une grande mobilité et d’un instinct puissant, la faune sauvage fait preuve d’une formidable capacité de fuite et de résilience.

La Fédération veille, mesure et continuera de suivre la régénération de nos massifs avec calme, recul et compétence. 

Pour mieux comprendre ce suivi et découvrir les résultats, suivez Yoan sur ce protocole scientifique dans la vidéo ci-après : 

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